Lettre à mes grands parents

Papi,

Merci. Merci pour ton énergie contagieuse, ta bonne humeur, tes blagues complètement loufoques sur Napoléon, merci de m’avoir partagé ton amour pour la littérature et pour les pâtes à la sauce tomate.

Il est toujours difficile de perdre les gens qu’on aime, et parfois assez incompréhensible de devoir vivre sans eux. Il est tout aussi douloureux de voir souffrir les gens qu’on aime et de ne pas trouver les mots pour éponger leurs chagrins. Mais il y a un moyen, il y a un moyen de ne pas s’abandonner à la tristesse, il y a moyen de conforter ceux qu’on aime et de retrouver peu à peu ce bonheur chérissable qui fait du bruit en partant. Il faut s’unir dans l’épreuve, se retrouver, se pardonner et faire de cette union le plus bel hommage qu’on puisse te rendre aujourd’hui.

Il y a un temps pour pleurer, et un temps pour sécher ses larmes. Un temps pour se recueillir, et un temps pour rire. Un temps pour craquer, et un temps pour se relever. La vie n’attend pas. Si la tienne s’arrête là, je sais que tu continueras à nous guider, et ce où que tu sois.

On parlait souvent de la religion, toi et moi. Tu n’ignorais pas mon scepticisme et je respectais le tien. Mais nous savions tous les deux, au fond de nous, que la mort n’aboutit jamais sur rien. Elle est un nouveau livre, une nouvelle page, une nouvelle vie qui s ouvre.

Dans un bouquin de sciences naturelles à la fiabilité douteuse, j’avais pu lire que notre mort entraine une propagation de nos cellules, qui se dispersent et en rejoignent d autres afin de recréer la vie. Ainsi, nous aurions tous en nous des particules de tout le monde. Je ne peux pas répondre de la véracité d’une telle théorie. Mais ce que je peux dire, ce en quoi je crois, c’est que dans nos mémoires et nos coeurs, nous aurons tous en nous une particule de toi.

Mars 2018

Mamie,

Il n’y a rien de plus beau que l’amour d’une mère. L’amour d’une mère qui porte, qui encourage, qui renforce, qui guérit; et il n’y a rien de plus beau que l’amour d’une mamie. 

Je veux te dire aujourd’hui : merci, merci de nous avoir aimé, de nous avoir chéri et protégé, merci de nous avoir entouré de gentillesse et de bienveillance. Nous avons un peu grandi à tes côtés, aux côtés des jeux, des histoires que tu nous racontais et des festins de roi que tu nous concoctais. Nous avons adoré jouer à Pertuis sous ton regard attentif et alerte, et courir sur la plage de Moriani en criant comme des enfants. C’est que nos escapades te causaient bien du souci, toi qui craignais sans cesse que nous nous blessions en tombant. Aujourd’hui, nous tombons tous. 

Tu nous as appris à aimer, aimer plus fort que soi, aimer sans s’arrêter. Nous porterons toujours en nous cet amour inconditionnel que vous partagiez Papi et toi, cet amour qui nous a donné un père merveilleux, cet amour si fort qu’il ne s’éteint pas. Nous le nicherons dans un coin de nos coeurs pour le faire renaître à chacun de nos rires et à chacune de nos joies. Ainsi, nous nous rappellerons ce que c’est que d’aimer, comme tu nous l’as si bien montré.

Mai 2018

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